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Une New Astro City convertie en machine à tout jouer (sans la trahir)
· #retro-gaming #hardware #leptitcomite

Après la borne Space Invaders de 1978, le projet inverse : prendre une borne japonaise des années 90 et la transformer en juke-box à jeux. La candidate : une SEGA New Astro City, la « candy cab » blanche sur laquelle des générations de Japonais ont découvert Virtua Fighter. La contrainte que je me suis fixée : zéro modification irréversible.
La candy cab au complet : marquee rétroéclairé, monnayeur en yens, panel « Astro » d’origine.
Le principe : le PC remplace la PCB, rien d’autre
Une borne JAMMA, c’est un connecteur standardisé qui transporte tout (alimentation, vidéo, son, commandes) vers la carte de jeu (la PCB). Notre conversion débranche la PCB et met à la place un PC de récupération, avec une interface JAMMA-USB (une JammASD) entre les deux. Les sticks et boutons d’origine remontent vers le PC comme du USB ; l’image du PC repart vers le moniteur d’origine. Demain, on rebranche une vraie PCB en cinq minutes : le faisceau d’origine est intact.
Dans le meuble : le PC, l’interface JammASD (en bleu) et le faisceau JAMMA d’origine, intact.
Le vrai sujet technique : parler au tube
Le piège de ce genre de conversion n’est pas la puissance : un PC de bureau d’occasion émule tout l’âge d’or de l’arcade sans forcer. Le vrai sujet, c’est la vidéo : un moniteur d’arcade balaye à 15 kHz, la fréquence du 240p natif des jeux, là où une sortie PC standard commence à 31 kHz. Il faut une carte graphique configurée avec des résolutions personnalisées en 15 kHz (Soft15kHz côté NVIDIA, ou l’écosystème CRT_EmuDriver/GroovyMAME côté Radeon). Récompense : chaque jeu s’affiche sur le tube dans sa résolution exacte d’époque.
Pas besoin d’une machine de guerre : un PC de bureau de récup émule tous les classiques.
Et c’est pour ça qu’on garde le CRT 29 pouces d’origine plutôt que de visser une dalle LCD : un sprite de 1994 sur ce tube, c’est l’image exacte que voyaient les joueurs de l’époque. La trame qu’on voit à l’écran, c’est le vrai maillage du canon à électrons, pas un shader.
Sonic 2 sur le tube : la trame visible, c’est le vrai CRT, pas un filtre.
HyperSpin en façade
Au démarrage, pas de bureau Windows : la borne boot directement sur HyperSpin, sa grande roue de systèmes et ses thèmes animés, navigable entièrement au stick. On choisit, l’émulateur se lance plein écran. Pour le joueur, l’expérience est identique à 1995, sauf qu’il y a quelques milliers de jeux derrière.
La visite guidée complète, avec les photos du ventre de la borne, est chez l’asso : la conversion en détail. Et si vous passez par un événement du P’tit Comité, elle y sera sûrement branchée.
Questions fréquentes
C'est quoi une candy cab ?
Le surnom des bornes d'arcade japonaises des années 90 : des meubles assis en plastique moulé, souvent blancs, dont la New Astro City de SEGA est le modèle le plus iconique.
La conversion abîme-t-elle la borne ?
Non. L'interface JAMMA-USB se branche sur le connecteur d'origine comme une carte de jeu classique. Le câblage reste intact et une vraie PCB peut reprendre sa place en cinq minutes.
Pourquoi garder l'écran cathodique plutôt qu'un LCD ?
Les jeux rétro ont été dessinés pour le CRT et ses lignes de balayage. Sur le tube d'origine en 15 kHz, chaque sprite s'affiche exactement comme à l'époque, sans filtre logiciel.
Quel PC faut-il pour une borne HyperSpin ?
Un PC de bureau de récupération suffit largement pour l'âge d'or de l'arcade. Le composant décisif est la carte graphique, qui doit générer des résolutions 15 kHz pour parler au moniteur d'origine.